Le T-shirt propre, parfait à tout point de vue

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J’aime le t-shirt. J’en porte beaucoup, été comme hiver. Au travail comme en week-end ou en vacances, c’est le vêtement passe-partout par excellence. Neutre ou imprimé, il véhicule une certaine conception de la décontraction, popularisé dans les années 60 par un certain James Dean. T-shirt uni blanc, blue jean, mocassins, ça envoyait du rêve, du rêve américain qui s’est imprimé durablement dans la tête des teenagers sur toute la planète. Bref, le t-shirt, c’est cool. Et puis voilà qu’avec le temps, on se prend à réfléchir. Il vient d’où, ce t-shirt qui ne coûte rien, ou presque ? Réponse. Il vient de loin. Et sinon, le matériau, c’est quoi au juste ? Au pire c’est du coton mélangé à une matière synthétique (comme le polyester). Il est fabriqué comment, par qui, dans quelles conditions ? De vous à moi, j’ai préféré ne pas me poser de questions pendant des années. Car le jour où j’ai trouvé les réponses, j’ai réalisé que je n’avais plus envie de cautionner un système qui favorise le business d’un tout petit nombre au détriment de populations entières.

Un jour, tout bêtement, je me suis demandé pourquoi mon t-shirt, mon blue jean, mes chaussures n’étaient plus fabriquées en France. La réponse est assez simple et vous la connaissez aussi bien que moi. Un t-shirt fabriqué en France ne peut pas être vendu au consommateur trois euro. Oui, trois euro. C’est ce que coûte aujourd’hui un t-shirt pour homme en coton, col en V dans une boutique en ligne pratiquant des petits prix…
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Un t-shirt made in France, ça existe ?

• Un t-shirt ça ne peut pas coûter 3 eruro

Trois euro un t-shirt pour homme, taille XL. De ce prix, il faut déduire la TVA française qui est de 20%, on obtient donc un prix net boutique de 2,40€. Dans ce prix, il y a la marge bénéficiaire du vendeur ainsi que l’ensemble de ses charges (gestion du stock, publicité, salaires, charges directes et indirectes, …). Il y a aussi le transport pour importer ce t-shirt qui vient probablement de l’autre bout du monde. Pour mémoire, le Bangladesh est à 8000 kilomètres de Paris. À quel vil prix se négocie un t-shirt, prix net départ usine ? Mieux vaut ne pas le savoir. En revanche, ce que l’on sait avec certitude, c’est les conditions de travail dépourvues de toutes humanité dans ce pays. Des conditions jugées cruelles pour les ouvrières, corvéables à merci, quand il ne s’agit pas d’enfants. Alors il arrive un moment où j’ai refusé de cautionner un système qui me répugne. Non. Un t-shirt ça ne peut pas coûter 3€. Comme le disait si justement ma grand-mère, quand c’est gratuit, c’est trop cher.

• Un t-shirt propre, à tout point de vue

La première chose qui a retenu mon attention, c’est le nom. Le t-shirt propre. Ils auraient pu jouer la carte d’identité nationale et appeler leur collection le t-shirt français, comme le slip du même nom, mais non. Ils ont choisi le mot propre, un mot lourd de signification. Voilà donc une société française qui s’est mis en tête de penser, concevoir, réaliser une collection de t-shirts pour hommes et femmes presque 100% française. Presque, parce que le coton bio vient de Grèce (ou de Turquie), mais à part ça, tout vient de France. De l’étiquette en carton recyclé et des emballages zéro déchet, la teinture éco-responsable, le patronage, la confection et le tricotage, le t-shirt propre revendique sa nationalité française. Dingue ! Un t-shirt fabriqué en France, je pensais que ça n’existait plus. Au delà du cocorico de bon aloi, il faut juste avoir conscience que ce t-shirt fournit du travail à des entreprises, crée de l’emploi, fait vivre des familles. C’est aussi ça, consommer propre. Restait à savoir si la promesse de qualité était tenue. Ni une ni deux, j’ai passé commande.

• Un produit top qualité

Quelques jours plus tard, j’ai reçu mon colis par la poste. Mes t-shirts proprement pliés, joliment présentés, sans sur-emballage. On sent immédiatement qu’on a affaire à un produit de qualité, le coton est épais, c’est du 190gr/m2 rien à voir avec le t-shirt à 3 euro (qui table plutôt à 120gr/m2). Selon notre couturière maison (Hélène, artisane chez Minipop), c’est du bon travail. Bien coupé, bien assemblé, bien fini, du travail propre en somme. Et sur la peau ça ne déçoit pas ! Le coton est très agréable, je sens que c’est un t-shirt qui va me plaire et que je vais beaucoup porter. Petit détail, pour rappeler son origine française, un petit liseret tricolore, très discret, est cousu sur le côté droit avant du t-shirt. Reste le prix. Le t-shirt noir col en V manches courtes coûte 39€, un prix finalement dans les cordes d’un t-shirt de marque, qui lui n’est pas fabriqué en France (mais au Pérou, en Chine ou… au Bangladesh). En conclusion, je suis très content de mon achat. Mon t-shirt est un produit made in France, durable et hautement qualitatif, en coton bio. Oui, décidément, ce nom est parfaitement judicieux. Le t-shirt propre est parfait, à tout point de vue.

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WhyNote. Passez au zéro déchet au bureau !

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On ne se rend pas forcément compte des aspects de notre vie où l’on pourrait gaspiller moins. En tant que journaliste, j’ai toujours utilisé des carnets que j’achetais en masse parce qu’ils étaient jolis, utiles, voire les deux. Et je n’ai jamais particulièrement pensé que j’utilisais du papier pour prendre des notes que je ne relirai pas une fois que je les aurai tapées sur mon ordinateur. Depuis plusieurs années, je n’utilise plus de sacs en plastique, j’ai adopté les sacs à vrac, lingettes lavables et j’ai essayé d’intégrer à mon quotidien ces petites habitudes qui réduisent mes déchets. Mais les carnets ? Ça ne m’avait jamais traversé l’esprit ! Un jour, sur Instagram, j’ai vu passer les carnets de WhyNote, une entreprise suisse.

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WhyNote. Zéro déchet

L’idée est très simple : il s’agit de carnets réutilisables, que l’on peut effacer page par page. D’un coup j’ai pensé à tous ces blocs notes qui s’entassaient dans ma bibliothèque et je me suis dit : pourquoi pas ? Une petite vérification sur le site permet de découvrir que les carnets sont fabriqués en Suisse et que le papier utilisé provient de forêts certifiées FSC. Tous les voyants sont au vert !

• Zoom sur le carnet WhyNote

Le concept entraîne forcément un peu de scepticisme. Est-ce que les pages s’effacent comme un tableau blanc dès que l’on passe notre main dessus ? Est-ce qu’elles sont épaisses, pas faciles à tourner ? Rien de tout cela ! Le concept est très bien pensé. Pour ma part, j’ai opté pour le kit de démarrage qui comprend un carnet A5, un feutre effaçable et tout le nécessaire pour nettoyer les pages.

Le feutre est assez fin, très agréable pour écrire sur les 20 pages du carnet. Il ne s’efface pas avec les frottements de la main et il sèche très rapidement. Il ne fait pas non plus de traces noires sur les mains. Les pages, elles, sont plutôt fines. Bien sûr, elles sont un peu plus épaisses que du papier « normal », mais la différence n’est pas dérangeante et le carnet reste agréable à manier. Pour nettoyer les pages, rien de plus simple. Le kit de démarrage est livré avec un petit spray que l’on remplit avec de l’eau, une éponge et un petit carré microfibre. On pulvérise un peu d’eau sur la page, on efface avec l’éponge, on sèche avec le microfibre et le tour est joué ! Cela vous demandera juste quelques minutes.

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Le tandem parfait, un carnet de notes réutilisable WhyNote et un sac végane minipop…

• Durable, malin et… Économique !

Cela fait quelques mois que j’utilise mon carnet et force est de constater que j’ai noirci beaucoup moins de post-it et autres carnets à usage unique depuis. Je garde encore mes carnets papier pour les notes que j’ai besoin de conserver pour la postérité, mais mon Whynote me suit désormais partout en interview et en reportage. Il n’est bien sûr pas seulement utile pour les journalistes. Il peut aussi servir pour tous ceux et celles qui se sont mis aux désormais célèbres bullet journals, ces carnets qui servent à mieux organiser son quotidien. Ils sont aussi parfaits pour les listes de courses, pour les to-do lists, pour noter des idées de recettes… De mon côté je lorgne sur le petit format, qui se transporte facilement dans un petit sac et que l’on peut avoir sous la main en permanence.

Le site propose, sur le même principe, des « memo post » repositionnables. L’occasion de se débarrasser de tous ces petits morceaux de papiers de toutes les couleurs que l’on jette sans se poser plus de questions. Le zéro déchet, ce n’est pas que dans la cuisine et la salle de bain, il faut aussi y penser au bureau !

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Des savons bio écologiques faits main en France par une artisane passionnée

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La boutique en ligne Savonnerie Buissonnière a une grande qualité. Elle donne envie. Envie de tout essayer, tout. Car ici, la gamme de savons est incroyablement étendue et variée. C’est simple, il y a autant de savons que d’envie de propreté. À la tête de cette incroyable paradis du savon, il y a Nathalie MARTY. Le savon, elle connaît, elle en a vendu pendant des années jusqu’à ce que le démon du savon ne l’envoûte et qu’elle se décide à produire sa propre gamme. Un pari risqué, car fabriquer du savon n’est pas à la portée du premier venu, il faut un véritable savoir faire. Mais lorsqu’on est comme Nathalie native de la Drôme, pays de la lavande et des senteurs du sud, le chemin du savon est tout tracé… Après une initiation aux secrets et à la maîtrise de l’art du savon, puis une formation à l’Université des Senteurs et Saveurs de Forcalquier, Nathalie s’est sentie prête. Prête à se lancer dans un grand bain plein d’eau savonneuse et de délicieuses effluves…

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Les jolis savons bio de Nathalie

Savonnerie Buissonnière, un joli nom et une marque déposée. Nous avons découvert cette boutique en ligne complètement par hasard et la première chose dont nous avons eu envie, c’est de passer une commande, pour voir. D’ailleurs l’expression pour voir, dans le cas de cette artisane est tout à fait justifiée. Le premier plaisir commence par les yeux. Les savons de Nathalie sont beaux, à tel point qu’on pourrait presque les exposer dans une vitrine, les détourner de leur fonction. Une ficelle de chanvre, une étiquette toute en simplicité et le produit. Le savon. La couleur bien sûr. Ici un gris anthracite, là un rose saumoné, plus loin un jaune ensoleillé. Les produits de la savonnerie buissonnière sont une invitation au voyage. Olivier et lavande fine, patchouli et jojoba. Bergamote et thé d’Aubrac. Il y a un savon pour chaque usage. Des savons pour les soins, pour le shampoing, pour bébé, pour la cuisine…

• Fabrication bio et artisanale

Côté fabrication, l’exigence est à son plus haut niveau. Matières premières bio privilégiant les circuits courts et locaux, technique de fabrication utilisant la saponification à froid, fabrication artisanale. Inutile de préciser que l’huile de palme est bannie, tout comme les parfums de synthèse et autres colorants bleu ciel pour faire couleur locale. Non, ici le respect est partout. Tant dans les savons que dans la gamme de cosmétiques bio. Il ne nous manquait qu’une chose. Sentir et toucher. Ni une ni deux, on a passé une commande, incognito. Quelques jours plus tard, on recevait nos savons avec en prime un petit mot de l’artisane en personne et quelques échantillons. On a immédiatement su qu’on avait déniché la perle rare !

• Une foule d’idées cadeaux !

Oui, des artisanes comme Nathalie, ça existe. Qui font avec passion, élaborent des recettes simples et élégantes, sélectionnent des produits locaux et authentiques. Le résultat ? Une explosion de senteurs, une gamme de produits bio et équitable rare et pour tout dire unique ! On n’a qu’une envie, c’est tout essayer ! Les savons, qui ont un usage dans toute la maison. Il y a aussi un savon de rasage menthe et lait d’avoine et une gamme de cosmétiques bio qui donne singulièrement envie. Et puis comme c’est bientôt Noël qui approche à grands pas, voilà une boutique qui regorge d’idées cadeaux ! Vite, allez découvrir la Savonnerie Buissonière, vous allez tomber sous le charme !

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• la Savonnerie Buissonnière sera présente au Salon Marjolaine du 4 au 12 novembre 2017 au Parc Floral de Paris

Glyphosate. Docteur Folamour, assis sur un carton de Roundup.

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Glyphosate. Ici, à Acheter Bio, on connaît ce mot depuis des lustres, mais qu’en est-il vraiment chez Monsieur et Madame Toulemonde ? Pas grand chose à vrai dire. Alors un peu d’éclairage sur le glyphosate ne nous fera pas de mal, puisque les médias en parlent à qui mieux mieux depuis quelques jours. D’ailleurs, je ne voudrais pas être trop pessimiste, mais je veux bien parier que le soufflé va très vite retomber et que le glyphosate va rapidement retourner à l’anonymat douillet où ses fervents partisans voudraient qu’il reste, même si ce composé chimique représente un réel danger pour l’environnement. Éternel débat. Environnement versus dollars. Si vous bannissez le glyphosate, vous faites d’une pierre deux sales coups pour l’industrie, qui a fait de ce composé son arme de destruction massive, son pesticide exfoliant vedette. En vous attaquant à tout un pan de l’industrie, vous mettez en péril la rentabilité, le profit et les stock options. Vous handicapez du même coup tous les utilisateurs du produit qui ont trouvé dans le glyphosate le Saint Graal, l’arme absolue contre la vermine et les mauvaises herbes réunies. Ça va du lobby des grands céréaliers à la mamie qui éradique, grâce à cette substance magique, les mauvaises herbes de son jardin. Et tout ça pour quoi ? Pour une vague suspicion de pollution des sols, d’un produit quoi pourrait être un perturbateur endocrinien. Qui donnerait le cancer, dites-vous ?

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Glyphosate, les enjeux écologiques

• Où le glyphosate passe, la nature trépasse

Mais revenons à la question initiale, c’est quoi exactement le glyphosate ? Déjà, rien que le nom, ça donne pas envie. C’est sans doute pour cette raison que Monsanto, qui a longtemps produit le glyphosate en exclusivité, l’a rebaptisé Roundup qui est tout de suite beaucoup plus sexy. Le brevet du glyphosate est tombé dans le domaine public en 2000, Monsanto n’a donc plus l’exclusivité de diffusion de ce produit et rien que ça, c’est pas franchement une bonne nouvelle. Bref, pour répondre à votre question, le glyphosate est un herbicide total non sélectif. En clair, où le glyphosate passe, la nature trépasse. Enfin, en théorie, parce que certaines plantes ont développé une résistance naturelle au glyphosate, mais ça c’est une autre histoire. L’humain se croit depuis toujours plus malin que la nature, qui finira un jour ou l’autre par lui présenter l’addition. Ironie du sort, le producteur de référence du glyphosate (Monsanto) est également producteur de semences. Contradictoire, me direz-vous ? Pas du tout, au contraire. D’un cynisme particulièrement délicat.

• Monsanto, double bonus

Monsanto joue sur les deux tableaux. D’un côté il produit un herbicide total non sélectif, le Roundup. De l’autre, il élabore des semences de plantes qui vont s’avérer résistantes au glyphosate. C’est malin, non ? Sauf que, comme je le rappelais plus haut, la nature déteste qu’on lui force la main, alors elle contre-attaque et produit elle-aussi une résistance au glyphosate. C’est pas grave, ça donne une bonne raison à Monsanto de toujours faire évoluer ses produits et de maintenir la pression qu’elle exerce sur ses clients. Un jeu qui rappelle étrangement le film de Stanley Kubrick. Docteur Folamour chevauchant sa bombe atomique. De plus en plus d’autorités gouvernementales prennent conscience aujourd’hui du danger du glyphosate. La Colombie par exemple, où le glyphosate a longtemps été utilisé pour détruire les plants de coca, dans le cadre de la lutte contre les narco-trafiquants, vient d’ordonner la suspension des épandages de glyphosate, invoquant le principe de précaution. Et là vous me dites ? Une lutte contre le traffic de drogue massivement soutenu par les États-Unis, pays d’origine de Monsanto.

• La France dit non au glyphosate

La France tergiverse depuis lontemps sur le sujet et pour cause. On produit dans l’hexagone des cultures, comme les céréales, qui utilisent massivement le glyphosate, alors une interdiction du Roundup est perçue comme une véritable menace par les producteurs. C’est ce qui explique les récentes manifestations de céréaliers sur le sujet, une grogne qui est jugée comme scandaleuse par José Bové. Certes, en même temps, c’est bien pratique le glyphosate. Un épandage massif dix jours avant la récolte permet de griller les plants et d’accélérer le travail des moissonneuses-batteuses. Rentabilité, quand tu nous tiens. Aux États Unis on fonctionne comme ça. On tue les plantations et on récolte des plantes mortes.

Bon alors, on va où ? Dans le mur, probablement si on ne réagit pas. Le gouvernement français semble être partisan d’un abandon progressif du glyphosate, sur un délai de cinq ans. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, s’interroge tout en étant contraint par la solidarité gouvernementale. Sa déclaration en dit long sur son état d’esprit : « J’ai besoin, moi, d’être rassuré sur la sécurité alimentaire et sanitaire sur le long terme. Vous connaissez comme moi les phénomènes de bio-accumulation et les effets cocktails… » Début octobre, le renouvellement de la licence du glyphosate va être discuté en commission européenne. La France, qui est une voix prépondérante, a annoncé qu’elle voterait contre. Pour mémoire, c’était un engament de campagne du candidat Macron.

En face, il y a Monsanto et les lobbys puissants et actifs, les céréaliers, les syndicats agricoles (FNSEA) qui sont aussi en première ligne. Frédéric Arnoult, président des Jeunes Agriculteurs d’Ile-de-France a notamment déclaré, je cite : « Comment on peut vouloir vendre du rêve aux Français sur une alimentation saine, alors qu’on nous enlève nos moyens de production ? » Je ne sais pas, vous, mais je trouve le propos d’un cynisme définitif. Mettre dans la même phrase les mots rêve et alimentation saine pour qualifier le maintien de l’utilisation du glyphosate sur nos terres françaises, c’est proprement scandaleux. Vous noterez que mon analyse a omis un terme important. Vendre. C’est bien là, le nœud du problème. La rentabilité. CQFD.

lire aussi la tribune de José Bové sur Libération

• lire aussi sur le même sujet nos articles consacrés au glyphosate RoundUp classé cancérogène. Et vous trouvez ça drôle.

Pourquoi je deviens végétarien ou le journal d’un végétarien en conversion.

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J’approche tranquillement de la soixantaine. Je prends soin de ma santé, parce que j’aimerais bien tenir encore quelques bonnes années. D’après ce qu’en dit mon médecin (qui a beaucoup d’humour), c’est dans le domaine du possible. Je le vois deux fois par an, histoire de vérifier que la mécanique fonctionne correctement. Comme toute personne de mon âge, les seniors comme on dit chez les statisticiens, il y a des paramètres à surveiller. La soixantaine, c’est cet âge où certains indicateurs ont tendance à passer au rouge. Cholestérol, diabète, pour ne citer que ces deux-là, qui peuvent entraîner des conséquences graves. Alors on commence à évoquer la nécessité de bouger, de faire du sport, de surveiller son équilibre alimentaire. La santé commence dans l’assiette, dit le dicton. C’est vrai, je peux en témoigner. Devenir végétarien ? Vous m’auriez parlé de ça il y a dix ans, je vous aurais opposé une fin de non-recevoir. Renoncer à la viande, synonyme de fête, que dis-je ? De festins, de bombance, de repas arrosés jusqu’à pas d’heure… Et de réveils difficiles, de problèmes gastriques, de nausées. Ce qui me semblait inimaginable il y a peu est devenu mon quotidien. Être végétarien, c’est adopter une autre hygiène de vie, se sentir bien dans son corps, croyez-moi. C’est le début de bonheur.
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Végétarien c’est se sentir bien

• Une prise de conscience

Et pas que dans son corps, figurez-vous. Le point de départ de mon cheminement vers le régime végétarien, ça a été une certaine prise de conscience vis à vis de l’animal. J’ai pris les images diffusées dans les médias, notamment sur les conditions d’abattage, comme un uppercut, une gifle, un électrochoc. Ainsi donc, avant que ma tranche de jambon, mon steak haché, ma côte d’agneau n’arrivent dans mon assiette, il s’était passé des choses comme ça ? En consommant ces viandes, je me rendais complice du système et ça, c’était difficilement supportable. La souffrance endurée par l’animal n’était, je le dis sans cynisme aucun, qu’un paramètre. Il y avait aussi le goût. Cette viande n’a plus de goût, plus de saveur. Et là, j’entends les petits producteurs défendre leur terroir, la qualité de leurs élevages, certes, mais à quel prix ? Car le prix de la viande a littéralement explosé, notamment depuis la crise de la vache folle. Alors, manger de la viande pour participer à la survie du système, ça sera sans moi, désolé. Manger de la viande insipide, gavée d’antibiotiques, truffée de tous les médicaments pour optimiser la production, se sentir complice de la maltraitance dans les abattoirs, tout en faisant péter la carte de crédit ? À un moment, il faut savoir dire stop.

• Végétarien avec le sourire

Bouffer que des légumes ? Tu vas devenir un légume ! Ah ! Les lieux communs. En alimentation, tout est question d’équilibre. Pour se sentir bien, votre corps a besoin d’équilibre. Des protéines, on n’en trouve pas que dans la viande, on en trouve aussi dans les légumineuses et pas qu’un peu. Des légumes riches en protéines et pauvres en calories, c’est bon pour perdre du poids, sans sacrifier au plaisir. D’ailleurs, puisqu’on aborde le sujet, je dois vous faire un aveu. Je déteste le mot régime, que j’ai banni de mon vocabulaire, ce qui ne m’a pas empêché de perdre vingt-deux kilos, avec le sourire. Bref. Des protéines, peu de calories c’est double bonus. En haut du classement de ces aliments aux super pouvoirs on trouve les lentilles, 25g de protéines pour 100g. Bonne nouvelle, j’adore les lentilles, sous toutes ses formes. Les pois chiches font aussi partie du top 10, riches en protéines (19g pour 100g) on les accommode de mille façons. La cuisine orientale en fait du houmous, un plat aussi savoureux que calorique, riche en fer, en calcium, en magnésium. Du houmous sur des blinis, relevé de paprika fumé et d’une pointe d’épices, ça vaut un steak tartare ! Et là vous me dites, combien de cholestérol dans le houmous ? Zéro, rien, que dalle.

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La collection de sacs véganes en liège créée par minipop

• Végétarien. Double bonus.

Le cholestérol, une vraie saleté. Ses conséquences sont connues et désastreuses : infarctus, AVC, artérite… Pour éviter que mon taux de cholestérol n’atteigne des sommets olympiques, il a fallu trancher dans le gras, si j’ose dire. Du gras, on en trouve dans le beurre, évidemment, mais aussi dans la viande. Éviter le beurre aura été une chose relativement facile, car l’offre en matières grasses végétales est importante aujourd’hui (merci Saint Hubert). Ne plus manger de viande, c’était un peu double bonus. Résultat ? Un taux de cholestérol qui revient à un niveau normal. L’autre facteur, c’est le taux de sucre avec en ligne de mire le diabète. Là, on ne rigole plus. Pour faire baisser le taux de sucre dans le sang, il faut éviter le sucre (évidemment), surveiller l’alimentation et le poids. Devenir végétarien, faire du sport sont des facteurs qui favorisent la réussite et le bien-être. Oui, le bien-être, parce que finalement, ce qui m’a conduit sur la voie de l’équilibre végétarien, c’est exactement ça. Me sentir bien. Devenir végétarien par rejet d’un système, de vous à moi, c’est un argument mineur. En revanche, si devenir végétarien ça me permet de me sentir mieux, de vivre mieux et plus longtemps, que ça ne me coûte pas une blinde (c’est même plutôt le contraire), je signe tout de suite. Et pour enfoncer le clou, je surveille aussi la qualité. Manger bio, pour moi c’est pas nouveau. Le bio et l’équilibre apporté par le choix du végétarien ont changé ma façon de vivre. Et vous ? Quand allez-vous franchir le pas et devenir végétarien ?

• Végétarien, végétalien, végane ? Quelques précisions utiles.

Le végétarien exclut la consommation de toute viande (viande rouge ou blanche), de poisson ou de fruits de mer.

Le végétalien ne consomme que des aliments issus du monde végétal. Exit la viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs, le miel.

Le vegan ou végane, va au delà de la discipline alimentaire, c’est un choix de vie qui exclut la souffrance animale, non seulement pour la nourriture mais aussi au quotidien dans l’habillement, les chaussures, jusqu’aux accessoires de mode. La collection de sacs véganes en liège de minipop sont un exemple parfait.

• cliché d’illustration : le délicieux gratin dauphinois du restaurant végétarien Les Maraîchers à Brest

• suivez ce lien pour en en savoir plus sur la collection de sacs véganes sur le site de la créatrice minipop