Aéroport Notre Dame des Landes, suite du feuilleton.

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Il y a des jours où certains articles du Monde me donnent le sourire et je ne dis pas ça pour le scandale de Panama papers qui aurait plutôt tendance à me faire l’effet inverse. En même temps, personne ne s’étonnera que le un pour cent de la population mondiale, qui détient l’essentiel des richesses de la planète, souhaite le planquer dans des paradis fiscaux. Mais revenons à nos moutons. Aujourd’hui, j’ai lu sur le site du Monde un article qui m’a vraiment fait marrer et je ne résiste pas au plaisir de partager cela avec vous, mes chers lecteurs. Le titre, à lui seul, est vraiment évocateur, je cite. Notre Dame des Landes : le projet d’aéroport est « surdimensionné » selon les experts. Et là je me marre. Parce que je vois la marionnette de Richard Virenque aux Guignols de l’info, dopé à l’insu de son plein gré qui s’indigne. On m’aurait menti ? On nous avait pourtant dit et expliqué, chiffres à l’appui à quel point cet aéroport Notre Dame des Landes était indispensable au développement d’une région, que de toutes façons l’actuel aéroport de Nantes était en voie d’asphyxie et qu’on n’avait pas le choix. Après tout on n’était pas à quelques expropriations près et la destruction du bocage et des zones naturelles, c’était un mal nécessaire. Jusqu’ici tout allait bien, donc, mais la machine a commencé à se gripper…
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Aéroport Notre Dame des Landes. Surdimensionné selon les experts !

Les experts qui ont rendu leur rapport, rendu public aujourd’hui même, ne sont pas des rigolos. Il s’agit d’inspecteurs généraux des ponts, des eaux et des forêts qui ont enquêté à la demande de Ségolène Royale, ministre de l’environnement, qu’on sait particulièrement prudente, voire réservée sur le sujet sensible de l’aéroport Notre Dame des Landes. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les experts n’y vont pas par quatre chemins ! Ils proposent deux solutions. La première consiste à conserver l’aéroport actuel et à l’aménager en l’agrandissant, ce qui permettrait d’accompagner la croissance du traffic aérien. La seconde concerne l’aéroport Notre Dame des Landes qui apparaît aux yeux des experts comme surdimensionné. Il conviendrait, selon eux, de réduire la toile, de redéfinir les besoins en matière de piste, notamment en construisant une seule piste au lieu de deux. Une réduction de surface aurait naturellement un impact environnemental positif, même si on peut légitimement se demander pourquoi on a besoin de construire un nouvel aéroport alors qu’on pourrait parfaitement aménager l’existant ?

Le feuilleton aéroport Notre Dame des Landes ne finit pas de s’éterniser. La pression médiatique, le refus de voir le massacre d’une partie du bocage, l’anéantissement de zones naturelles, sans compter l’impact humain désastreux, les politiques qui lâchent progressivement ce projet pharaonique, .. Il y a fort à parier que le projet d’aéroport Notre Dame des Landes finira par tomber aux oubliettes. C’est la conclusion qu’on espère tous, finalement, à ce feuilleton qui dure depuis plus de cinquante ans…

Aéroport Notre Dame des Landes, le Larzac du 21è siècle ?

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Notre Dame des Landes. Ça sonne tellement bien, ça inspire la ruralité, la France fière et profonde, le monde paysan dans ce qu’il a de plus respectable. Seulement voilà, ce lieu c’est aussi l’endroit exact sur lequel les promoteurs du nouvel aéroport de Nantes ont jeté leur dévolu. Un dossier qui ne date pas d’hier, que celui de Notre Dame des Landes, pensez donc ! On a commencé à imaginer le remplacement de l’aéroport de Nantes Loire Atlantique par un aéroport plus grand dès le début des années soixante, en 1963. Moins de dix ans plus tard, en 1972, les premiers opposants ont commencé à s’organiser. Le projet a été baladé tant et si bien que près de quarante ans plus tard, en 2010, on continuait d’en parler comme d’un projet.
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Aéroport Notre Dame des Landes, non merci.

Un projet pharaonique, estimé à environ 550 millions d’euro en 2010, une somme très largement sous-évaluée estiment les opposants au projet. En un demi-siècle, beaucoup de choses ont changé, les besoins exprimés au début du projet, à l’époque des trente glorieuses, n’ont plus aucun rapport avec les besoins d’aujourd’hui. Sans compter que cet aéroport avec sa surface de 1650 hectares, ses infrastructures annexes qui multiplient cette surface, vont indubitablement provoquer quelques désastres écologiques d’envergure, sans même évoquer les déplacements de population. Le truc, c’est que lorsque ce projet fut initié, au début des années soixante, les concepts d’écologie et de protection de l’environnement étaient une préoccupation mineure. Aujourd’hui, la perspective de destruction massive de zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique ne peut pas, ne doit pas être ignorée.

Il y a fort à parier que l’aéroport Notre Dame des Landes ne verra probablement jamais le jour. D’abord parce qu’il y a une réelle opposition populaire grandissante vis à vis de ce projet, comme cela fut le cas dans les années soixante-dix contre l’établissement d’un camp militaire sur le plateau du Larzac ou de la centrale nucléaire de Plogoff en Bretagne. Ensuite parce que cet aéroport provoquerait, à n’en pas douter, une nuisance profonde et durable sur l’écosystème de la région (proximité du lac de Grand-Lieu , réseau Natura 2000), sans compter les populations exposées au bruit et aux nuisances. Ce projet pose plus de questions qu’il n’apporte de solutions, d’autant qu’un aéroport existe déjà, qu’il est fonctionnel et pourrait tout à fait être réaménagé.

Ce projet ne se fera sans doute pas parce qu’il cristallise à lui seul autour de son nom tout ce les gens refusent aujourd’hui, la négation de la protection de l’environnement, de la nature et de l’humain. Quant aux politiques, on les sent de plus en plus en retrait. Ségolène Royal a récemment déclaré qu’il était hors de question que Notre Dame des Landes tourne à l’affrontement et à la guerre civile. Très récemment, on a appris que Nicolas Hulot s’est vu proposer le poste de ministre de l’écologie, dans le cadre du remaniement ministériel à venir, offre qu’il a déclinée. Parmi les gages donnés par François Hollande, l’arrêt du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Un signe qui ne trompe pas. Avec la perspective d’élection présidentielle l’année prochaine, le dossier aéroport NDDL pourrait bien être enterré, quarante-cinq ans après les premières contestations.

Nicolas Hulot refuse d’entrer au gouvernement, lire l’article sur le site du Monde

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