Couches pour bébé, des résidus toxiques selon 60 millions de consommateurs

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On vit une époque formidable, non ? Pour nos lecteurs les plus assidus, ils se souviennent qu’on avait mis, il y a plusieurs années déjà, les pieds dans le plat de bébé. À l’époque, nous dénoncions la présence de bisphénol A dans la fabrication de biberons pour bébés. Finalement, quelques années plus tard, cette saleté de matériau a été (enfin) banni de la liste des composants dans la fabrication de biberons. Pour la petite histoire, à cette époque là déjà, nous recommandions des boutiques qui commercialisaient des biberons sans bisphénol A, de marque allemande notamment. Le bon sens était évidemment d’utiliser des biberons en verre naturel, au lieu d’utiliser un matériau plastique. L’enquête de 60 millions de consommateurs ne nous étonne pas plus que ça. Des résidus toxiques dans des couches pour bébé ! Naturellement, dès qu’on parle de bébé et de la toute petite enfance, on se doit d’être particulièrement vigilant !

couches pour bébés 60 millions de consommateurs

Du glyphosate dans lescouches pour bébé ?

• Du round up dans une couche ?

Non, vous ne rêvez pas. Parmi certaines couches pour bébé testées, il en est qui contiennent des résidus de glyphosate. Ce nom ne vous rappelle rien ? C’est l’un des composants du fameux Round Up de Monsanto. Un comble ! Retrouver un composant d’herbicide aussi controversé que le Round Up au contact des fesses de nos bouts de chou, voilà qui fait singulièrement désordre. Et ce n’est pas tout. Sur la douzaine de référence de couches pour bébé testées par le magazine 60 millions de consommateurs, les résultats donnent froid dans le dos. Pesticides, dioxines, dérivés de produits du pétrole, naphtalène et sytrène (classés comme potentiellement cancérogènes pour l’homme), la plupart des couches testées sont dans le collimateur. La marque distributeur de la chaîne Carrefour, baptisée du joli nom de Baby Eco Planet n’a donc d’éco que le nom…

• Couches pour bébé, Acheter bio. Ou pas.

Quelle est la marque qui se positionne en numéro 1 et se voit recommandée par 60 millions de consommateurs ? C’est Love and Green, des couches pour bébé bio naturelles et hypoallergéniques. Pour l’anecdote, sachez que c’est la seule marque qui a joué la carte de la totale transparence avec le magazine, en fournissant la liste exhaustive des composants entrant dans la fabrication de ses couches.pour bébé. Les autres marques (dont celle de la marque repère de Leclerc) ont tergiversé en refusant de transmettre la liste complète des composants.

Cela dit, il existe des alternatives parfaitement écologiques aux couches jetables. C’est ce que nos mères et grands-mères utilisaient autrefois, les couches lavables. Réalisées en coton bio, ces couches pour bébé sont lavables, donc durables et à terme nettement plus économiques. Reste qu’elles sont aussi nettement moins faciles d’usage et plus contraignantes pour les mamans, surtout lorsqu’il y a plusieurs enfants en bas âge. De plus, la plupart des crèches et de nombreuses assistantes maternelles ont banni l’usage de couches lavables.

En conclusion, l’utilisation de couches pour bébé pose question, du point de vue sanitaire. La démarche qualitative n’est toujours pas, semble-t-il, une priorité pour les grandes marques leaders sur le segment, au premier rang desquelles on trouve Pampers, propriété de Procter et Gamble, largement leader sur le marché depuis les années 1970. Le choix des couches bio est une bonne alternative, même si les prix restent supérieurs à la moyenne…

• voir les couches pour bébé Love and Green sur Amazoncouches pour bébé

voir les couches lavables en coton bio sur le site de Monde Bio

Nanoparticules de dioxyde de titane. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

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nanoparticules de dioxyde de titane E171 sur acheter bio

Nanoparticules E171, soyez vigilant.

Sur la table basse du salon traine une boîte de bonbons dont le visuel évoque une confiserie populaire dans les films de la saga Harry Potter, mais on m’assure que les bonbons sont parfaitement insipides. Un cadeau ramené par une amie qui revenait d’un voyage aux États-Unis. Par curiosité, je tourne la boîte pour visualiser les ingrédients. La liste, écrite en tout petits caractères, ressemble plus à une ordonnance médicale qu’à une liste de composants. Il y a plein de E quelque chose, de trucs avec des noms compliqués mais parmi eux, il en est un qui retient particulièrement mon attention, même écrit en anglais : titanium dioxide. Le très controversé oxyde de titane, de ces nanoparticules aussi connues en Europe sous le code E171, mais aux États-Unis, pays où on en a vu d’autres, on continue de le désigner sous son nom. C’est ce produit que José Bové a dénoncé dans un coup de gueule dont il a le secret, sur l’antenne de BFMTV. Pour donner plus d’impact à sa présentation, José Bové a montré à l’antenne des paquets de confiseries. Il a raison José, sauf que E171 n’est pas présent que dans les confiseries et qu’en plus le problème n’est pas nouveau.

On trouve les nanoparticules de dioxyde de titane dans plein de choses, des confiseries où elles sont utilisées comme colorant blanc, mais aussi dans le dentifrice, les pâtisseries, les cosmétiques, les crèmes solaires, le fromage industriel, les médicaments, certaines peintures, le papier, les céramiques, j’en passe et des meilleures ! Est-ce que c’est dangereux, le dioxyde de titane ? Il y a près de dix ans que le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a classé ce produit comme possiblement cancérigène pour l’homme. Il subsiste donc un doute, mais dans le doute on s’abstient. Il y a plusieurs années on nous disait que le bisphénol A était possiblement dangereux, aujourd’hui le produit est interdit en France. D’ailleurs, en 2011, une étude franco-suisse concluait que les nanoparticules de dioxyde de titane pouvaient être cancérigènes par inhalation. Comme toujours il s’agit d’abord d’une affaire de dollars. Dans un article publié sur le blog du journal Le Monde, en décembre 2012, citant The Environmental Magazine on pouvait lire que « cette technologie en plein essor devrait rapporter 20 milliards d’euros d’ici à 2020 », évoquant la présence du dioxyde de titane « dans des dentifrices et de nombreux produits transformés, comme les Mentos, les chewing gums Trident et Dentyne, les M&Ms, la crème chantilly glacée de Betty Crocker… » On peut lire aussi ce commentaire assez désabusé de la journaliste affirmant : « Comme avec les OGM, la stratégie semble être : premièrement, les diffuser dans les produits alimentaires en masse ; et évaluer les risques ensuite (ou jamais). » Le ou jamais nous rappelle ici quelques mauvais souvenirs…

On peut au moins donner un coup de chapeau à José Bové, car même si le problème n’est pas nouveau, son intervention télévisuelle aura permis de (re)lancer l’alerte à propos des nanoparticules de dioxyde de titane. Désormais, comme pour les OGM, la pollution, le bisphénol A, … On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

lire l’article sur le blog du Monde

voir le site de Grist (en anglais)

 

Le bisphénol A interdit de séjour en France

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bisphénol a interdit en france sur acheter bio

Bisphénol A désormais indésirable en France.

Nous sommes en 2015, le guide AcheterBio existe depuis près de dix ans et voilà près de dix ans que nous attendions cette décision. Elle vient de tomber et c’est à n’en pas douter une décision hautement politique. Les boîtes de conserve, les canettes de soda, les bouteilles d’eau, les biberons pour bébé ne peuvent plus contenir de bisphénol A, un pertubateur endocrinien qui était utilisé pour fabriquer les matières plastiques, ainsi que les résines à l’intérieur des boîtes métalliques. Et là vous me dites ? Il y avait du bisphénol A dans la fabrication des biberons de bébé ? Eh oui ! C’est même comme ça qu’on a entendu prononcer ce nom de bisphénol A il y a bien des années. Nous avions référencé une boutique sur le guide Acheter Bio et cette boutique, qui vendait des produits bio, commercialisait un biberon en plastique fabriqué en Allemagne. Ce biberon portait la mention « garanti sans Bisphénol A« . On s’était regardé et on s’était demandé : « Bisphénol A ? C’est quoi encore que ce truc ? »

On avait découvert que c’était utilisé pour fabriquer et renforcer les matières plastiques, qu’on en trouvait partout dans les canettes de soda, dans les boîtes de conserve et que c’était une définitive saleté pour la santé, un perturbateur endocrinien capable de causer des anomalies physiologiques altérant la croissance, le développement et, excusez du peu, les fonctions de reproduction. Rien de moins qu’un truc capable à terme, finalement, d’intervenir sur la survie de l’espèce humaine. Et nous, humains, directement concernés donc, on en mettait dans la fabrication des biberons, tant qu’à faire. Partant de là, on n’a eu de cesse d’alerter notre entourage sur les dangers du bisphénol A.

On ne peut donc que saluer ce principe de précaution visant à interdire définitivement une matière susceptible de nous condamner, à terme. On espère seulement que le pouvoir politique aura des convictions aussi radicales et appuyées sur d’autres sujets aussi critiques comme les OGM pour ne citer qu’eux. Mais là, c’est pas gagné. Les lobbys sont puissants et les intérêts économiques et financiers considérables…

Phtalates, Bisphénol A, parabènes. C’est quand qu’on va où ?

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Phtalates, Bisphénol, ces perturbateurs qui nous tuent.

Je me souviens, c’était il y a longtemps. Au moins quatre ou cinq ans, peut-être plus, oui sans doute beaucoup plus. On vous parlait sur AcheterBio du bisphénol A parce qu’on avait entendu dire que cette saleté était hautement dangereuse pour la santé et qu’elle était utilisée pour fabriquer nombre d’objets en plastique, dont… des biberons ! Est-ce que ce monde est sérieux ? Un produit hautement toxique introduit dans un objet destiné aux plus fragiles des créatures humaines, on marche un peu sur la tête, non ? Ce qui avait attiré notre attention, à l’époque, c’est quand on avait vu débouler sur le marché des biberons d’origine allemande estampillé « Bisphenol A frei » (garanti sans Bisphénol A). Certes depuis, en France les choses ont un peu évolué. Le Bisphénol A, qu’on retrouve en masse dans la conception de nombreux objets en plastique mais aussi dans le revêtement des boîtes de conserve, sera globalement interdit en France au 1er janvier 2015.

La nouvelle ministre de l’écologie, Ségolène Royal, semble décidée à mettre en œuvre un plan d’action pour mieux encadrer tous ces pertubateurs endocriniens, comme disent les scientifiques pour désigner ces chimies insidieuses qui nous pourrissent la vie pour mieux faciliter l’industrie agro-alimentaire. Et accessoirement le ministère souhaite « mieux anticiper les risques ». On aimerait vraiment y croire, Madame la ministre. No offense, mais on s’est tellement fait balader, depuis des lustres, qu’on est en droit d’être septiques. On jugera aux actes.

Pour le bisphénol A, on sait qu’il est aussi présent dans les tickets de caisse, dans les reçus bancaires. La France a proposé à l’Europe de substituer le bisphénol par d’autres produits. Pour les phtalates, ils sont présents dans les jouets, je ne vous fais pas un dessin. Quant aux parabènes, ils sont largement utilisés comme conservateur dans les aliments, dans les boissons, les cosmétiques. Un conseil, regardez attentivement l’étiquette de votre crème de jour avant de l’utiliser. Les parabènes sont juste suspectés de contrarier le système reproducteur, voire d’encourager l’obésité.

L’humain ne gagne rien à tenter de s’opposer à la nature. Voilà des années que nous encourageons les voies les plus toxiques, la déforestation, la pollution de la planète, le réchauffement climatique. Le temps est venu d’en prendre conscience, chaque jour. L’écologie devient une absolue nécessité. Acheter bio, encourager le commerce de proximité, c’est déjà un bon début.

• un petit clin d’œil amical à Renaud qui m’a inspiré le titre de cet article.