Cosmétiques pour bébé, la vérité qui fait désordre

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L’enfant, le nouveau-né, le bébé, la femme enceinte : dans notre société c’est la base de la vie. Autant dire des concepts sacrés, intouchables. Alors évidemment, quand une O.N.G. (organisation non gouvernementale) comme WECF (Women in Europe for a Common Future) met les pieds dans le plat en balançant les résultats d’une étude explosive comme celle qui est publiée aujourd’hui, ça fait du bruit. Tout y passe, du shampoing aux lingettes en passant par les lotions, aucun produit cosmétique pour bébé n’est épargné. L’association épingle un paquet de produits commercialisés par des marques réputées, qui, au passage prennent un sacré coup à leur image de marque. Est-ce que ça nous étonne ? Pas vraiment. Après le scandale des vêtements de sport, voilà aujourd’hui le rayon cosmétiques pour bébé…
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Substances à risques dans les cosmétiques pour bébé ?

Plus de trois cent produits ont été checkés par l’association indépendante qui est présente dans une cinquantaine de pays. Le rayon cosmétiques pour bébé, commercialisé en pharmacie, parapharmacie, hypermarchés et magasins bio a été passé au crible de l’étude et le résultat fait froid ans le dos. Près de 90% des produits sont composés d’ingrédients qualifiés « à risque élevé », selon les critères européens et français, notamment de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament). Entre les lingettes qui contiennent un allergène par contact, certains ingrédients pouvant présenter des risques d’allergies sévères (dans certains parfums), le présence de conservateurs comme le phénoxyéthanol souvent montré du doigt par l’ANSM car il peut provoquer des crise d’urticaire ou de l’eczéma, sans même évoquer les risques cancérigènes, de fertilité…

C’est quand même assez ironique, non ? Une lingette destinée à la toilette de bébé qui contient un allergène salement toxique comme le méthylisothiazolinone, on pourrait presque en sourire mais là, franchement, non, on a aucune envie de rire. Mais ce n’est pas nouveau ! En 2013 UFC Que choisir avait publié une enquête sur le sujet. Cette enquête avait révélé, déjà à l’époque, que 94% des produits testés étaient potentiellement dangereux pour les nouveaux-nés. La vigilence est plus que jamais recommandée, sur les produits que nous consommons. Sur tous les produits, à toutes les étapes de nos vies.

Alors ? Des produits propres, ça existe ? Oui, ça existe et comme par hasard, c’est souvent dans les magasins bio, qui défendent une certaine éthique, qu’on les trouve. Un exemple, avec les lingettes Natracare commercialisées par Monde Bio, produit sain et propre par excellence, un produit certifié, ne contenant aucune substance chimique, aucun additif. Il en existe d’autres, des lingettes parfaitement naturelles ! Celles de Lulu nature en chanvre et coton bio ou Douce nature en coton bio, toujours chez Monde Bio. On ne le répètera jamais assez. Le bio est à portée de main et il ne coûte pas beaucoup plus cher que d’autres produits lambda du marché.

• illustration : publicité vintage pour le savon Cadum

Commerce bio. Dix ans après, que reste-t-il de nos amours ?

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Dix ans après la création du guide Acheter Bio – oui, c’était en 2006, comme le temps passe ! – on est en droit de se demander si le commerce bio est enfin devenu la réalité dont nous avions rêvé. Ou pas. La démarche du commerce bio a-t-elle fini par s’imposer, rien n’est moins sûr, même si la conscience environnementale a sensiblement évolué. Alors ? Que reste-t-il de nos amours bio et écologiques, dix ans après ? Le constat n’est pas aussi joyeux qu’on pourrait l’imaginer.
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Commerce bio. Dix ans après.

Acheter bio. Pour nous, il y a dix ans, c’était un mot d’ordre, une préférence marquée pour le commerce bio en général et le commerce bio en ligne en particulier. À l’époque, il fallait vraiment chercher, fouiner sur la toile, passer des heures à scruter l’internet pour découvrir quelques perles rares. Ils n’étaient pas légion les commerçants prêts à y croire, à s’investir et à ne vendre que des produits sains, naturels, écolo, estampillés bio. Rares étaient les produits qui pouvaient afficher le label AB ou Nature et Progrès, Demeter, Ecocert ou Fairtrade. On se souvient d’avoir découvert avec émerveillement la boutique Le monde du bio qui était à l’époque une référence définitive dans le monde du commerce bio. Dix ans plus tard Monde bio est toujours là, fidèle à sa réputation, une boutique de référence. En revanche, beaucoup de boutiques en ligne du secteur du commerce bio ont disparu corps et âme !

À partir de 2008, lorsque le commerce bio s’est énormément développé, il fallait vraiment être attentif et faire le tri. Il fut une époque où nous recevions une dizaine de demandes de référencement de nouvelles boutiques prétendues bio par jour pour le guide Acheter Bio et franchement il y avait de tout et n’importe quoi, et entre nous surtout du n’importe quoi ! Le commerce bio c’était le secteur en vogue, il était donc naturel qu’il allait attirer quelques rapaces, avides de profits. On était bien loin des valeurs fondatrices du commerce bio. En refusant de référencer certaines boutiques bio on s’est pris quelques volées de bois vert, pas toujours garanties bio. On se souvient d’une bataille rangée avec une boutique qui proposait des savons à la lavande de Provence joliment mauves, estampillés garantie d’origine naturelle. Quand on a vu les premiers produits bio débouler de Chine, on a su qu’on avait franchi un cap. Il y a dix ans, il fallait chercher pour trouver une boutique bio de qualité, dix ans plus tard les choses n’ont guère évolué.

Alors ? Que reste-t-il de nos amours bio ? Quelques convictions, une attention particulière à ce que nous consommons, au quotidien et paradoxalement une grande défiance par rapport au secteur du commerce bio. La tendance n’est plus vraiment au référencement de boutiques en ligne sur le guide Acheter Bio mais plutôt à la préservation de l’acquis, avec une poignée de boutiques en qui nous avons vraiment confiance. C’est le meilleur conseil que nous puissions vous donner en ce début d’année. Soyez vigilant, n’achetez pas n’importe quoi, n’importe où et avec n’importe qui, au seul prétexte d’acheter bio.

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Neil Young sonne la charge contre Monsanto

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Neil Young en premiere ligne dans la lutte contre Monsanto

Monsanto dans le collimateur des opposants aux OGM

On connaît l’engagement de Neil Young dans la cause humanitaire et écologique, depuis de nombreuses années. Le cultissime chanteur canadien, qui a formé avec ses potes David Crosby, Stephen Stills et Graham Nash le quatuor le plus fameux de la folk et pop song américaine, revient à la charge au mois de juin prochain avec un nouvel album au titre sans équivoque, The Monsanto Years. Quand on connaît la qualité d’écriture du songwriter, il nous tarde déjà de découvrir les pépites contenues dans ce nouvel opus. Pour Monsanto, en revanche, les affaires ne s’arrangent pas. Après le dossier Round up, qui a défrayé la chronique et fait les gros titres de la presse, la firme, en première ligne de l’industrie des OGM se retrouve à nouveau dans le collimateur des médias.

Neil Young n’en n’est pas à son premier coup d’essai. On se souvient que l’an passé déjà, l’auteur compositeur avait invité ses fans à boycotter la chaîne de cafés Starbucks, à cause notamment du soutien apporté par cette chaîne à Monsanto, les deux sociétés faisant partie du même organisme de loby industriel (Grocery Manufacturers Association). Neil Young s’était dit scandalisé par la pression imposée par les lobys pour s’opposer, par voie judiciaire, aux décisions des états comme le Vermont ou la Californie souhaitant notamment imposer l’étiquetage de produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans le Vermont, un état agricole, Neil Young sait qu’il peut compter sur le soutien de la population rurale, lui qui fut en d’autres temps un soutien actif aux fermiers américains, en participant activement au premier Farm Aid en 1985. La stratégie de Neil Young est habile. En touchant Starbucks, qui a une image publique et une clientèle jeune, il espère pouvoir faire plier Monsanto.

Faire plier Monsanto ? L’affaire est loin d’être gagnée, tant on connaît l’infinie puissance de ce groupe industriel aux États Unis et dans le monde entier. Et pourtant, depuis quelques années le groupe doit subir les attaques virulentes qui viennent de toutes parts. De la base d’abord, des gens comme vous et moi qui refusent l’intox aux OGM, mais aussi de plus en plus d’états et de gouvernements. On n’a pas fini de parler de Monsanto

• photo : Neil Young au festival des Vieilles Charrues en juillet 2013 (crédit photo : Hervé LE GALL)

en lire plus sur le sujet avec l’article du Figaro

Sans agriculture bio, pas de commerce bio.

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soutien agriculture bio sur le blog achterbio

Il faut soutenir l’agriculture bio !

Manifestation nationale des agriculteurs. Dans la rue, les représentants de l’agriculture bio tentent de défendre leurs droits, face aux nouvelles mesures gouvernementales en date du 7 mars. En substance ce texte prévoit la réduction de l’aide au maintien de l’ordre de 25%, un coup dur pour les agriculteurs quand on sait que l’aide peut réprésenter de 30 à 600 euro à l’hectare. Si l’on sait que, de surcroît, les aides ont été versées avec trois mois de retard, on comprend mieux le coup de gueule des professionnels de l’agriculture bio. Une mesure d’autant paradoxale que le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait confirmé au récent salon de l’agriculture la volonté gouvernementale de soutenir l’agriculture bio, en doublant les superficies de culture bio d’ici 2017. Et justement. Selon le ministre, c’est le développement de l’agriculture bio qui représente un frein aux subventions.

Car l’agriculture bio se développe fortement en France, qui est passée récemment devant l’Allemagne en surfaces cultivées, faisant de l’hexagone la troisième surface agricole bio européenne. C’est ce développement, selon le ministère de l’agriculture, qui a handicapé et freiné l’attribution des subventions au titre de l’année 2014. Les aides, non-cumulables, attribuées à l’agriculture bio sont de trois types. Une aide à la conversion, qui permet aux agriculteurs d’obtenir dans un second temps la certification agriculture bio pour leurs terres, une aide au maitien lorsque les terres sont certifiées, un crédit d’impôt. Ce qui inquiète la profession c’est que les aides vont désormais être gérées par les régions. Est-ce que chaque région mettra la même volonté à soutenir l’agriculture bio ? Rien n’est moins sûr.

Et pourtant, la France, comme tous les pays européens, se doit de soutenir le développement se son agriculture biologique, pour assurer la pérennité de son potentiel agricole. Car les experts sont au moins unanimes sur un point. On ne pourra pas continuer de pourrir la terre de pesticides ad vitam eternam. Alors le développement de l’agriculture bio est un signe positif qu’il faut encourager à tout prix. Pour laisser aux générations futures une terre qui continuera de les nourrir sainement.

en savoir plus avec un article sur le site du Monde

Le bisphénol A interdit de séjour en France

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bisphénol a interdit en france sur acheter bio

Bisphénol A désormais indésirable en France.

Nous sommes en 2015, le guide AcheterBio existe depuis près de dix ans et voilà près de dix ans que nous attendions cette décision. Elle vient de tomber et c’est à n’en pas douter une décision hautement politique. Les boîtes de conserve, les canettes de soda, les bouteilles d’eau, les biberons pour bébé ne peuvent plus contenir de bisphénol A, un pertubateur endocrinien qui était utilisé pour fabriquer les matières plastiques, ainsi que les résines à l’intérieur des boîtes métalliques. Et là vous me dites ? Il y avait du bisphénol A dans la fabrication des biberons de bébé ? Eh oui ! C’est même comme ça qu’on a entendu prononcer ce nom de bisphénol A il y a bien des années. Nous avions référencé une boutique sur le guide Acheter Bio et cette boutique, qui vendait des produits bio, commercialisait un biberon en plastique fabriqué en Allemagne. Ce biberon portait la mention « garanti sans Bisphénol A« . On s’était regardé et on s’était demandé : « Bisphénol A ? C’est quoi encore que ce truc ? »

On avait découvert que c’était utilisé pour fabriquer et renforcer les matières plastiques, qu’on en trouvait partout dans les canettes de soda, dans les boîtes de conserve et que c’était une définitive saleté pour la santé, un perturbateur endocrinien capable de causer des anomalies physiologiques altérant la croissance, le développement et, excusez du peu, les fonctions de reproduction. Rien de moins qu’un truc capable à terme, finalement, d’intervenir sur la survie de l’espèce humaine. Et nous, humains, directement concernés donc, on en mettait dans la fabrication des biberons, tant qu’à faire. Partant de là, on n’a eu de cesse d’alerter notre entourage sur les dangers du bisphénol A.

On ne peut donc que saluer ce principe de précaution visant à interdire définitivement une matière susceptible de nous condamner, à terme. On espère seulement que le pouvoir politique aura des convictions aussi radicales et appuyées sur d’autres sujets aussi critiques comme les OGM pour ne citer qu’eux. Mais là, c’est pas gagné. Les lobbys sont puissants et les intérêts économiques et financiers considérables…