Dernier round (up) pour le glyphosate ?

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Comment dit-on déjà ? Ah oui c’est ça, le mot en bon français dans le texte c’est « atermoiement ». Les sénateurs, bonne pâte, ont finalement accordé un délai, un sursis de 18 mois au glyphosate, ce pesticide largement controversé, entrant dans la composition du Round up, le produit phare de la firme Monsanto, ceux-là mêmes qui produisent en masse des graines OGM. Entre nous, produire des semences génétiquement modifiées et un pesticide initialement prévu pour tout éradiquer sauf la semence, c’est d’un cynisme commercial absolument ultime, vous ne trouvez pas ? Bon, vous allez me dire qu’en contrepartie, c’est à la fois polluant pour l’environnement et potentiellement dangereux pour nous, les humains ? Dangereux ? Faut voir ! Semblent nous dire nos sénateurs. En même temps, compte tenu de leur âge, ils n’ont plus guère à craindre d’éventuels perturbateurs endocriniens pouvant toucher la reproduction ! N’empêche. Hier sur les ondes de France Inter, on a pu entendre un sénateur, l’inénarrable Jean-Pierre Raffarin, affirmer sèchement : « J’ai voté contre. » Contre le sursis et donc pour l’arrêt de la commercialisation du round up. On a au moins un sénateur qui en a et c’est son dernier mot Jean-Pierre.

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Glyphosate. 800.000 tonnes par an.

Même son de cloche, hier, 6 juin 2016, à Bruxelles. La Commission européenne, qui avait proposé pour le glyphosate un délai de quinze ans, puis de neuf ans, s’est finalement accordé sur une autorisation de dix-huit mois. Nos agriculteurs vont donc pouvoir continuer à répandre sans états d’âme ce produit sur nos terres durant cette période. Songez que, chaque année, il s’en déverse la bagatelle de 800.000 tonnes sur la planète. Au prix du litre, vous comprenez mieux les enjeux économiques que représente l’interdiction du glyphosate dans la communauté européenne ! Il n’y a pas de doute que les lobbys de cette industrie, particulièrement puissants, disposants de moyens financiers de grande envergure, déploient leur stratégie d’attaque. D’autant qu’un ultime comité d’appel est prévu pour le 20 juin prochain.

Malgré les suppliques de Ségolène Royal, ministre français de l’environnement, la France s’est abstenue dans le vote, ménageant la chèvre et le chou, un chou dont on espère pour la chèvre qu’il ne sera pas traité au glyphosate. On craint désormais à Bruxelles une réautorisation provisoire de la substance sur la marché européen. L’histoire du glyphosate n’est donc pas terminée et le round up n’a pas encore mené son dernier round.

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Greenpeace dénonce des vêtements de sports hautement toxiques

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Un jour, on aimerait bien écrire un article plein d’optimisme et d’énergie positive sur le devenir de cette planète, mais franchement, on n’est pas aidés. Il y a toujours une info qui tombe et qui nous pourrit le moral. Raison de plus, me direz-vous, pour être vigilant sur ce que nous consommons. C’est pas faux. La dernière info en date vient d’un rapport émanant de l’organisation Greenpeace qui, lorsqu’elle lance une alerte, ne fait pas dans la dentelle. En résumé, de très nombreux équipements de sport contiendraient des doses massives de produits chimiques bien dangereux. On évoque le chiffre de 90% des articles de sport commercialisés. Excusez du peu.

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Greenpeace. Il va y a voir du sport.

Même si on peut accorder une marge d’erreur à Greenpeace, les chiffres balancés par l’ONG dans son rapport ont de quoi nous foutre une trouille bleue. En gros, sur une quarantaine de produits de différentes marques de sport, ayant été achetés dans plusieurs pays différents, il s’avère qu’une immense majorité de produits contiennent des substances chimiques d’un haut niveau de toxicité. C’est le monde à l’envers, un paradoxe infernal. Tu fais du sport en pensant améliorer ta santé et tu la pourris à cause des vêtements que tu portes. Si ça n’était pas aussi dramatique, ça pourrait presque prêter à sourire. Le coupable ? Les polymères chimiques dits composants fluorés utilisés pour assurer l’imperméabilité des tenues de sport ainsi que la résistance à la chaleur.

Greepeace désigne dans son rapport des marques réputées qui commercialisent des gammes de chaussures, vestes de sport, sacs de couchage. L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) évoque la toxicité des PFC sur les effets de perturbateurs endocriniens avec des conséquences sur le développement de cancers, une réponse immunitaire réduite entre autres. Voilà. Non seulement il est urgent de surveiller attentivement ce que nous mangeons mais il devient aussi important de valider ce que nous portons. Décidément, on ne vit pas une époque formidable. On peut toujours compter sur des organisations comme Greenpeace pour nous tenir informés. Et chacun d’entre nous peut aussi être le porteur du message.

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