Manger bio ? C’est tout bénéfice pour vous et pour l’environnement.

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Une amie, qui était migraineuse, m’avait raconté, il y a plusieurs années, que lorsqu’elle faisait une crise de migraine, elle ne pouvait plus rien avaler. Rien manger, rien boire. À l’époque, il n’existait aucun médicament pour contrer les crises de migraine sévères, comme il en existe aujourd’hui. La seule alternative à ces crises était le noir absolu et le silence. Petit bémol cependant. Il y avait une chose qui passait, c’était la confiture de framboises. Et en été, des framboises fraîchement cueillies, dans le jardin. Non seulement le fruit était digéré, mais en plus il semblait avoir des effets apaisants sur la migraine. À cette époque, on ne parlait pas encore de manger bio. N’empêche, sans le savoir, cette amie ingérait un principe actif contenu en quantité dans la framboise, l’acide salicylique. Ce nom vous évoque peut-être quelque chose, parce que vous l’avez lu un jour sur une boîte de médicament. Ce composé, c’est la base de l’aspirine.
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Manger bio, la véritable alternative.

La framboise est donc chargée en acide salicylique, mais ce n’est pas la seule, c’est aussi le cas de nombreux fruits rouges comme les fraises, les cerises, le raisin, … Cet acide est le même que le composé anti-inflammatoire contenu dans l’aspirine. En consommant des framboises, notamment des fruits fraichement cueillis, vous ingérez un ensemble de vitamines et d’acides qui agissent favorablement sur votre organisme. Et tant qu’à faire autant manger bio. Le bien-être ressenti par cette personne lorsqu’elle mangeait des framboises sous sa forme naturelle ou sous forme de confitures (avec l’ajout de sucres) s’explique donc facilement. Mais il y a mieux ! Il y a quelques années, une étude proposée par le très sérieux Journal of Clinical Pathology a montré qu’une analyse de sang sur un panel de consommateurs végétariens avait révélé une présence plus importante d’acide salicylique que des consommateurs lambda. En clair, manger bio avec une consommation adaptée et régulière d’aliments d’origine végétale induit la présence d’un anti-inflammatoire dans l’organisme, avec des conséquences positives et une protection contre les problèmes cardiaques, l’arthrite ou… La migraine !

Une alimentation saine, riche en fruits et en végétaux ? Nous avons posé la question à un médecin, qui nous a confirmé sans détour les vertus de nombreux fruits et légumes, tout en ajoutant cependant un bémol. Alors qu’il évoquait la pomme, fruit commun par excellence, ce médecin nous a expliqué qu’il fallait aussi manger la peau, qui contient la plus grande concentration de pectine, avant d’évoquer les concentrations massives de pesticides et autres saletés contenus sur la peau des pommes et de nombreux fruits. Et il ajouta : « La seule alternative, aujourd’hui, c’est de manger bio ! Si on veut profiter du fruit dans son entier, il faut acheter et consommer des produits garantis bio ! » Une pomme et un verre d’eau en fin d’après midi ou quand la petite faim vous tenaille, c’est le coupe-faim le plus efficace qui soit. Une pomme avec sa peau, oui. Mais une pomme bio.

illustration : une framboise bio dans un jardin bio.

Roundup classé cancérogène. Et vous trouvez ça drôle ?

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Roundup. Trêve de plaisanterie.

Chaque fois que j’entends le terme Roundup, je pense à feu ma mère. Je pourrais penser à Monsanto, aux dégâts potentiellement provoqués par cet insecticide ? Non. Moi, quand on me dit « Roundup » je pense à ma mère qui était, en son temps, une fervente utilisatrice de ce produit pour désherber son jardin. Il n’y avait pas mieux que Roundup, disait-elle, pour éradiquer la vermine (comprendre les mauvaises herbes disgracieuses qui polluaient ses parterres de rosiers) que ce produit magique. Un p’tit bouchon de Roundup, un p’tit coup de Monsieur Plus et hop ! Le lendemain, les mauvaises herbes avaient disparu, comme par enchantement. Roundup nocif ? Dangereux ? Pensez donc ! Ma mère me ramenait sans cesse à l’image de la pub TV, de ce chien si sympathique qui enterrait son os là où Roundup avait éradiqué les mauvaises herbes. Pauvre bête ! L’histoire ne dit pas de quoi il est mort… Cette blague faisait beaucoup rire ma mère. Trêve de plaisanterie. Dans une étude publiée par la très sérieuse agence de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), on apprend que trois pesticides viennent d’être classés dans la catégorie cancérogènes probables. Probables c’est juste avant la classification cancérogène certain. Parmi les trois molécules se trouve le glyphosate. Ce nom ne vous dit sans doute rien. C’est le principal ingrédient utilisé par Monsanto dans le Roundup. Et là, on ne rit plus.

Chez Monsanto, je vous le dis sans ironie aucune, ils sont très fûtés. Ils mettent au point un désherbant radicalement efficace, à base de glyphosate et dans le même temps ils créent des cultures transgéniques capables de résister à cette molécule. Vous allez me dire que c’est un peu casse-gueule de jouer à l’apprenti sorcier ? Rendez-vous compte. Vous allez pouvoir planter une céréale transgénique et traiter massivement vos terres avec du glyphosate. Résultat, tout est éradiqué, sauf vos céréales. C’est très fort. Bon bien sûr, il y a quelques bémols. D’abord, les céréales résistantes au glyphosate, vous ne pouvez les acheter que chez Monsanto. Ensuite, il peut y avoir quelques dégâts collatéraux. La majorité des plantes génétiquement modifiées (PGM) est conçue pour être tolérante à ce pesticide. Ceci explique peut-être que le glyphosate est le pesticide le plus utilisé en France (8000 tonnes en 2011).

Il paraît que le glyphosate est responsable en France du « déclassement de la qualité des eaux ». C’est l’ANSES (Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui le dit dans un rapport daté de 2010. Les risques accrus de cancer concernent les professionnels de l’agriculture qui utilisent massivement le glyphosate ainsi que, dans une moindre mesure les jardiniers du dimanche qui utilisent les désherbants à base de glyphosate, comme le RoundUp. Voilà une info qui n’aurait pas fait rire ma mère. En attendant, il existe aujourd’hui de très nombreuses alternatives bio pour les jardiniers en matière de traitement, alors pourquoi s’en priver ? Chez nous, dans notre jardin bio, nous avons banni depuis des lustres l’utilisation de produits polluants. Notre chien peut y enterrer ses os en toute sécurité, sans crainte de mourir d’un cancer.

Neil Young sonne la charge contre Monsanto

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Neil Young en premiere ligne dans la lutte contre Monsanto

Monsanto dans le collimateur des opposants aux OGM

On connaît l’engagement de Neil Young dans la cause humanitaire et écologique, depuis de nombreuses années. Le cultissime chanteur canadien, qui a formé avec ses potes David Crosby, Stephen Stills et Graham Nash le quatuor le plus fameux de la folk et pop song américaine, revient à la charge au mois de juin prochain avec un nouvel album au titre sans équivoque, The Monsanto Years. Quand on connaît la qualité d’écriture du songwriter, il nous tarde déjà de découvrir les pépites contenues dans ce nouvel opus. Pour Monsanto, en revanche, les affaires ne s’arrangent pas. Après le dossier Round up, qui a défrayé la chronique et fait les gros titres de la presse, la firme, en première ligne de l’industrie des OGM se retrouve à nouveau dans le collimateur des médias.

Neil Young n’en n’est pas à son premier coup d’essai. On se souvient que l’an passé déjà, l’auteur compositeur avait invité ses fans à boycotter la chaîne de cafés Starbucks, à cause notamment du soutien apporté par cette chaîne à Monsanto, les deux sociétés faisant partie du même organisme de loby industriel (Grocery Manufacturers Association). Neil Young s’était dit scandalisé par la pression imposée par les lobys pour s’opposer, par voie judiciaire, aux décisions des états comme le Vermont ou la Californie souhaitant notamment imposer l’étiquetage de produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans le Vermont, un état agricole, Neil Young sait qu’il peut compter sur le soutien de la population rurale, lui qui fut en d’autres temps un soutien actif aux fermiers américains, en participant activement au premier Farm Aid en 1985. La stratégie de Neil Young est habile. En touchant Starbucks, qui a une image publique et une clientèle jeune, il espère pouvoir faire plier Monsanto.

Faire plier Monsanto ? L’affaire est loin d’être gagnée, tant on connaît l’infinie puissance de ce groupe industriel aux États Unis et dans le monde entier. Et pourtant, depuis quelques années le groupe doit subir les attaques virulentes qui viennent de toutes parts. De la base d’abord, des gens comme vous et moi qui refusent l’intox aux OGM, mais aussi de plus en plus d’états et de gouvernements. On n’a pas fini de parler de Monsanto

• photo : Neil Young au festival des Vieilles Charrues en juillet 2013 (crédit photo : Hervé LE GALL)

en lire plus sur le sujet avec l’article du Figaro

Les produits bio seraient-ils meilleurs pour la fécondité ?

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Produits bio, plus sains sans aucun doute !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais régulièrementon nous sort du chapeau une étude qui enfonce avec bravoure quelques portes ouvertes. La dernière en date vient d’être publiée récemment dans une revue spécialisée au titre évocateur, Human reproduction. Cette étude a été réalisée, sur une période de cinq ans, auprès d’un échantillon représentatif (selon la formule consacrée) d’hommes âgés de 18 à 55 ans, fréquentant une centre de traitement de l’infertilité et les résultats sont sans appel. Les hommes ayant des habitudes de consommation de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49% par rapport aux hommes qui en consomment le moins. Rien de très étonnant dans ce rapport qui ne fait que confirmer ce qui est connu depuis des années.

Il en résulte clairement que l’exposition aux pesticides via l’alimentation, notamment la consommation de fruits et de légumes chargés en pesticides, influe directement sur la capacité à produire des spermatozoïdes non seulement en quantité mais aussi en qualité. Il est clairement établi que les produits bio, notamment sur le secteur de l’agriculture bio, contiennent des quantités drastiquement moins élevées que sur l’agriculture traditionnelle. Il apparaît donc comme vital d’encadrer l’utilisation massive des pecticides dans l’agriculture et d’appliquer un principe de précaution, d’une manière globale, sur les pertubateurs endocriniens. Parce qu’à force de trop attendre, il sera un jour trop tard. Il en va simplement de la survie de l’humanité.

En attendant, n’attendez pas ! Dans votre jardin, ayez le réflexe bio et évitez de pourrir la terre, votre terre, de produits polluants. Il existe désormais, dans toutes les bonnes jardineries, des produits bio pour le jardin, il suffit de regarder les étiquettes. Ainsi chacun peut produire dans son jardin (voire sur son balcon) toute une gamme de produits bio et sains !

Sans agriculture bio, pas de commerce bio.

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Il faut soutenir l’agriculture bio !

Manifestation nationale des agriculteurs. Dans la rue, les représentants de l’agriculture bio tentent de défendre leurs droits, face aux nouvelles mesures gouvernementales en date du 7 mars. En substance ce texte prévoit la réduction de l’aide au maintien de l’ordre de 25%, un coup dur pour les agriculteurs quand on sait que l’aide peut réprésenter de 30 à 600 euro à l’hectare. Si l’on sait que, de surcroît, les aides ont été versées avec trois mois de retard, on comprend mieux le coup de gueule des professionnels de l’agriculture bio. Une mesure d’autant paradoxale que le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait confirmé au récent salon de l’agriculture la volonté gouvernementale de soutenir l’agriculture bio, en doublant les superficies de culture bio d’ici 2017. Et justement. Selon le ministre, c’est le développement de l’agriculture bio qui représente un frein aux subventions.

Car l’agriculture bio se développe fortement en France, qui est passée récemment devant l’Allemagne en surfaces cultivées, faisant de l’hexagone la troisième surface agricole bio européenne. C’est ce développement, selon le ministère de l’agriculture, qui a handicapé et freiné l’attribution des subventions au titre de l’année 2014. Les aides, non-cumulables, attribuées à l’agriculture bio sont de trois types. Une aide à la conversion, qui permet aux agriculteurs d’obtenir dans un second temps la certification agriculture bio pour leurs terres, une aide au maitien lorsque les terres sont certifiées, un crédit d’impôt. Ce qui inquiète la profession c’est que les aides vont désormais être gérées par les régions. Est-ce que chaque région mettra la même volonté à soutenir l’agriculture bio ? Rien n’est moins sûr.

Et pourtant, la France, comme tous les pays européens, se doit de soutenir le développement se son agriculture biologique, pour assurer la pérennité de son potentiel agricole. Car les experts sont au moins unanimes sur un point. On ne pourra pas continuer de pourrir la terre de pesticides ad vitam eternam. Alors le développement de l’agriculture bio est un signe positif qu’il faut encourager à tout prix. Pour laisser aux générations futures une terre qui continuera de les nourrir sainement.

en savoir plus avec un article sur le site du Monde