Perdre du poids. Allons-nous tous devenir végétarien ?

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Deux semaines. Deux petites semaines encore et c’est le printemps. Et puis une paire de mois après, voilà l’été ! Ah ! L’été. Le soleil, le farniente, le sable chaud, les longues promenades sur la plage et d’ici là, l’angoisse existentielle qui vous étreint, chaque année. Celle qui fait le bonheur de la presse féminine. Perdre du poids, évacuer les quelques kilos superflus d’ici là. Voilà pour le scénario le plus optimiste. L’autre aspect, dans l’optique de perdre du poids, peut être nettement moins joyeux. On peut simplement vous annoncer, sans rire, que pour vous, perdre du poids est la seule solution pour conserver une santé digne de ce nom. Quand votre médecin vous confirme que diabète et cholestérol sont en corrélation directe avec la taille de la ceinture abdominale. Perdre du poids devient alors une nécessité vitale. Et on commence à regarder du côté de son assiette et de ce qu’il y a dedans.

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Perdre du poids avant l’été ? Facile !

• Végétarien et équilibre alimentaire

Ici, à Acheter Bio, on a toujours aimé explorer les expériences culinaires. Ces jours passés, on s’est essayé à tester des alternatives végétariennes. Sans viande donc. Parce que, qu’on le veuille ou non, les matières carnées ne sont pas un exemple de vertu et sont définitivement peu recommandables pour combattre le cholestérol. Est-ce à dire qu’une alimentation végétarienne, excluant de facto toute viande, est meilleure pour la santé. Nous avons posé la question à notre toubib qui a répondu sans ambages. Oui, devenir végétarien peut contribuer à un meilleur équilibre alimentaire. L’absence de viande c’est aussi l’absence de gras, donc induit une perte de poids. Il faut simplement veiller à ne pas casser l’apport en protéines. Bon d’accord. C’est bon pour le corps. Mais la tête, est-ce qu’elle suit ? Est-ce qu’on peut manger végétarien et avoir du plaisir ? C’est ce que nous avons testé ces jours passés.

• Sans viande, est-ce que c’est aussi bon ? Oui.

Nous avions déjà savouré un chili sin carne dans le restaurant brestois et végétarien Les Maraîchers. On a donc essayé d’en faire autant. Un chili, avec tous les ingrédients qui le constituent (bio évidemment) où la viande est remplacée par un haché végétal à base de soja, riche en protéines. Le tout accompagné par un délicieux riz jasmin bio. Le résultat est stupéfiant ! C’est aussi bon, aussi goûteux, aussi savoureux qu’un chili avec de la viande ! Quelques jours plus tard, nous avons utilisé cette recette pour faire des lasagnes sans viande et sans béchamel. Idem. Savoureux. Et vous savez quoi ? L’aiguille sur la balance a commencé sa migration vers le bas.

• Premier objectif ? Vous sentir mieux.

Alors ? Devenir végétarien peut-il contribuer à perdre du poids ? Oui et non. Si vous accompagnez votre passage au végétarien d’une surveillance un peu plus rigoureuse de votre équilibre alimentaire, oui, vous allez perdre du poids. Et donc vous sentir mieux dans votre corps, avec quelques kilos en moins. Charge à vous d’éviter de grignoter entre les repas, de boire de l’eau (un litre et demi par jour), d’avoir une activité physique. Si vous commencez aujourd’hui, vous pouvez envisager de perdre du poids quelques kilos superflus d’ici l’été. Perdre du poids et surtout vous sentir bien. Vous sentir mieux. On parie ?

• illustration : un chili sin carne savoureux, bio et sans viande (crédit photo Minipop)

Pesticides, OGM, cultures intensives. La nature aura toujours le dernier mot.

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OGM et pesticides sur Acheter Bio

OGM, ça va nous coûter un max.

Je me souviens de ma mère, dans son jardin, pestant contre les mauvaise herbes. « C’est pas possible, ça pousse comme du chiendent ! » me disait-elle en montrant le prolifération de ce qu’elle qualifiait de « mauvaise graine ». Quand elle était de mauvais poil, ce qui lui arrivait de temps en temps, comme tout le monde, elle me comparait à cette mauvaise graine qui envahissait le jardin. Mais qu’importe. Ma mère, dans sa grande sagesse, avait l’arme absolue, le produit miracle, Round up. Ça pour être efficace, ça l’était. Comme la lessive, une petite rasade suffisait pour anéantir les indésirables. À l’époque, on ne savait rien de ce produit, on pouvait seulement attester de sa terrifiante efficacité. Ma mère, pleine de bon sens, c’était déjà ça, évitait soigneusement que son chien n’aille mettre sa truffe sur les surfaces traitées. D’ailleurs, c’était écrit sur le flacon, en tout petit. Bien des années ont passé, ma mère n’est plus là mais le produit existe encore. Chaque fois que j’entends « Round up de Monsanto » je pense à elle, à ces années d’insouciance où on se foutait bien de polluer le jardin, même si déjà à l’époque, les concepts de pollution, de protection de l’environnement, du bio, du naturel, commençaient à prendre leur sens.

Depuis on a vu des reportages, lu pas mal d’articles. À chaque fois le nom de Monsanto revient comme un leitmotiv, car la firme assure toute une chaîne de produits, depuis les graines transgéniques jusqu’au traitement des sols avec ce fameux Round up. Eh oui, réfléchissez ! Si vous produisez du soja par exemple et que vous souhaitez éradiquer sur la surface de vos cultures tout ce qui n’est pas soja avec un désherbant, vous devez créer un soja transgénique capable de résister à votre désherbant. Bon, ça a l’air un peu pervers énoncé comme ça, mais c’est ça. Comme vous produisez sur toute la ligne, vous mettez vos produits en adéquation. Mieux encore, vous pouvez justifier votre soja OGM en arguant que grâce à lui on va utiliser quatre fois moins de désherbant. Et là vous me dites : « Mais euh… C’est le serpent qui se mord la queue ! » Certes, mais il faut savoir ce que vous voulez !

Bon, bien sûr, il y a bien quelques dégâts collatéraux. Si vous cultivez du soja de manière intensive, vous réduisez la possibilité pour les populations locales de continuer leurs productions indigènes. C’est un peu ce qui se passe en Argentine qui produisait il y a vingt ans des aliments pour dix fois sa population. Aujourd’hui 30% de la population est en état de malnutrition mais ça, si j’étais un peu cynique, je vous dirais volontiers que c’est un détail, à côté du désastre écologique. Un exemple ? L’utilisation massive du Round up a entraîné la prolifération massive de mauvaises herbes tolérantes au Round Up. C’est connu. La nature aura toujours le dernier mot. En attendant, en Argentine, ça craint. Pendant qu’on arrose les champs de Round up par avion, les conséquences sur les populations sont catastrophiques. Les médias en parlent, régulièrement. Arte TV a consacré plusieurs sujets et plus récemment un doc a été diffusé sur Canal Plus. Le temps passe, rien n’y fait. Le lobbying est puissant, il infiltre toutes les strats du pouvoir politique. L’actuel premier ministre, Manuel VALLS, dans son Abécédaire optimiste, en 2012, se déclarait favorable au développement des cultures OGM.

D’un côté des arguments. Développons les OGM, on utilisera moins de pesticides et on donnera à manger à tout le monde. De l’autre côté, les dégâts collatéraux, sur l’environnement et l’humain. Finalement, la vraie question à se poser c’est de savoir combien de temps il nous reste, à nous qui peuplons cette planète, jusqu’à ce qu’elle nous dise stop ? Le vrai danger, c’est que ce jour-là, le jour où l’homme va passer à la caisse pour payer toutes les saloperies qu’il a fait endurer à son environnement, je crains que la note ne soit sévèrement salée.

le visuel OGM vient du site web de Greenpeace