Pourquoi je deviens végétarien ou le journal d’un végétarien en conversion.

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J’approche tranquillement de la soixantaine. Je prends soin de ma santé, parce que j’aimerais bien tenir encore quelques bonnes années. D’après ce qu’en dit mon médecin (qui a beaucoup d’humour), c’est dans le domaine du possible. Je le vois deux fois par an, histoire de vérifier que la mécanique fonctionne correctement. Comme toute personne de mon âge, les seniors comme on dit chez les statisticiens, il y a des paramètres à surveiller. La soixantaine, c’est cet âge où certains indicateurs ont tendance à passer au rouge. Cholestérol, diabète, pour ne citer que ces deux-là, qui peuvent entraîner des conséquences graves. Alors on commence à évoquer la nécessité de bouger, de faire du sport, de surveiller son équilibre alimentaire. La santé commence dans l’assiette, dit le dicton. C’est vrai, je peux en témoigner. Devenir végétarien ? Vous m’auriez parlé de ça il y a dix ans, je vous aurais opposé une fin de non-recevoir. Renoncer à la viande, synonyme de fête, que dis-je ? De festins, de bombance, de repas arrosés jusqu’à pas d’heure… Et de réveils difficiles, de problèmes gastriques, de nausées. Ce qui me semblait inimaginable il y a peu est devenu mon quotidien. Être végétarien, c’est adopter une autre hygiène de vie, se sentir bien dans son corps, croyez-moi. C’est le début de bonheur.
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Végétarien c’est se sentir bien

• Une prise de conscience

Et pas que dans son corps, figurez-vous. Le point de départ de mon cheminement vers le régime végétarien, ça a été une certaine prise de conscience vis à vis de l’animal. J’ai pris les images diffusées dans les médias, notamment sur les conditions d’abattage, comme un uppercut, une gifle, un électrochoc. Ainsi donc, avant que ma tranche de jambon, mon steak haché, ma côte d’agneau n’arrivent dans mon assiette, il s’était passé des choses comme ça ? En consommant ces viandes, je me rendais complice du système et ça, c’était difficilement supportable. La souffrance endurée par l’animal n’était, je le dis sans cynisme aucun, qu’un paramètre. Il y avait aussi le goût. Cette viande n’a plus de goût, plus de saveur. Et là, j’entends les petits producteurs défendre leur terroir, la qualité de leurs élevages, certes, mais à quel prix ? Car le prix de la viande a littéralement explosé, notamment depuis la crise de la vache folle. Alors, manger de la viande pour participer à la survie du système, ça sera sans moi, désolé. Manger de la viande insipide, gavée d’antibiotiques, truffée de tous les médicaments pour optimiser la production, se sentir complice de la maltraitance dans les abattoirs, tout en faisant péter la carte de crédit ? À un moment, il faut savoir dire stop.

• Végétarien avec le sourire

Bouffer que des légumes ? Tu vas devenir un légume ! Ah ! Les lieux communs. En alimentation, tout est question d’équilibre. Pour se sentir bien, votre corps a besoin d’équilibre. Des protéines, on n’en trouve pas que dans la viande, on en trouve aussi dans les légumineuses et pas qu’un peu. Des légumes riches en protéines et pauvres en calories, c’est bon pour perdre du poids, sans sacrifier au plaisir. D’ailleurs, puisqu’on aborde le sujet, je dois vous faire un aveu. Je déteste le mot régime, que j’ai banni de mon vocabulaire, ce qui ne m’a pas empêché de perdre vingt-deux kilos, avec le sourire. Bref. Des protéines, peu de calories c’est double bonus. En haut du classement de ces aliments aux super pouvoirs on trouve les lentilles, 25g de protéines pour 100g. Bonne nouvelle, j’adore les lentilles, sous toutes ses formes. Les pois chiches font aussi partie du top 10, riches en protéines (19g pour 100g) on les accommode de mille façons. La cuisine orientale en fait du houmous, un plat aussi savoureux que calorique, riche en fer, en calcium, en magnésium. Du houmous sur des blinis, relevé de paprika fumé et d’une pointe d’épices, ça vaut un steak tartare ! Et là vous me dites, combien de cholestérol dans le houmous ? Zéro, rien, que dalle.

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La collection de sacs véganes en liège créée par minipop

• Végétarien. Double bonus.

Le cholestérol, une vraie saleté. Ses conséquences sont connues et désastreuses : infarctus, AVC, artérite… Pour éviter que mon taux de cholestérol n’atteigne des sommets olympiques, il a fallu trancher dans le gras, si j’ose dire. Du gras, on en trouve dans le beurre, évidemment, mais aussi dans la viande. Éviter le beurre aura été une chose relativement facile, car l’offre en matières grasses végétales est importante aujourd’hui (merci Saint Hubert). Ne plus manger de viande, c’était un peu double bonus. Résultat ? Un taux de cholestérol qui revient à un niveau normal. L’autre facteur, c’est le taux de sucre avec en ligne de mire le diabète. Là, on ne rigole plus. Pour faire baisser le taux de sucre dans le sang, il faut éviter le sucre (évidemment), surveiller l’alimentation et le poids. Devenir végétarien, faire du sport sont des facteurs qui favorisent la réussite et le bien-être. Oui, le bien-être, parce que finalement, ce qui m’a conduit sur la voie de l’équilibre végétarien, c’est exactement ça. Me sentir bien. Devenir végétarien par rejet d’un système, de vous à moi, c’est un argument mineur. En revanche, si devenir végétarien ça me permet de me sentir mieux, de vivre mieux et plus longtemps, que ça ne me coûte pas une blinde (c’est même plutôt le contraire), je signe tout de suite. Et pour enfoncer le clou, je surveille aussi la qualité. Manger bio, pour moi c’est pas nouveau. Le bio et l’équilibre apporté par le choix du végétarien ont changé ma façon de vivre. Et vous ? Quand allez-vous franchir le pas et devenir végétarien ?

• Végétarien, végétalien, végane ? Quelques précisions utiles.

Le végétarien exclut la consommation de toute viande (viande rouge ou blanche), de poisson ou de fruits de mer.

Le végétalien ne consomme que des aliments issus du monde végétal. Exit la viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs, le miel.

Le vegan ou végane, va au delà de la discipline alimentaire, c’est un choix de vie qui exclut la souffrance animale, non seulement pour la nourriture mais aussi au quotidien dans l’habillement, les chaussures, jusqu’aux accessoires de mode. La collection de sacs véganes en liège de minipop sont un exemple parfait.

• cliché d’illustration : le délicieux gratin dauphinois du restaurant végétarien Les Maraîchers à Brest

• suivez ce lien pour en en savoir plus sur la collection de sacs véganes sur le site de la créatrice minipop

 

Journée mondiale de la Terre. La belle idée de Monsieur Nelson.

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Gaylord Nelson fut sénateur des États-Unis et gouverneur du Wisconsin. C’était aussi un activiste passionné, opposé à la guerre du Vietnam et très engagé sur les problèmes de santé publique ainsi que sur les problématiques liées à l’environnement. Le 22 avril 1970, Gaylord Nelson crée la journée mondiale de la terre, connue sous le terme de Earth day, le symbole d’un renouveau dans l’activisme environnemental. Il rallie à sa cause de nombreux étudiants des campus américains qui voient dans cette action un relais avec les protestations pour la paix dans le monde, notamment au Vietnam. Quarante-sept ans plus tard, la journée mondiale de la terre est devenue universelle. Chaque 22 avril est l’occasion de rappeler à l’humanité qu’elle n’est pas propriétaire de cette planète.

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Journée mondiale de la terre. Objectif : zéro déchet.

• La cause environnementale

La cause environnementale avance. Vous allez me dire, pas assez vite, et vous aurez raison. N’empêche, au quotidien, force est de constater que les mentalités évoluent, jour après jour, à petits pas, certes, mais les choses avancent. Prenez le bio, par exemple. Nous sommes bien placés, ici à Acheter Bio, pour en attester. Les choses ont considérablement évolué depuis une quinzaine d’années. Le commerce bio et équitable a pris un poids véritable dans notre vie au quotidien. La protection de l’environnement, de la faune, de la flore, fait aussi partie des faits qu’on ne peut plus ignorer. Oui, les choses avancent et surtout, on sent que la façon de penser suit le mouvement.

• Tendance zéro déchet

Des exemples, on en trouve dans notre vie quotidienne. La suppression des sacs plastiques, remplacés par des sacs de courses ou les sacs à vrac, comme ceux réalisés par notre amie Hélène, l’artisane de la boutique minipop. Une conscience écologique qui induit de nouveaux modes de consommation ? Prenez la tendance zéro déchet, par exemple. Ce qui pouvait sembler anecdotique il y a encore quelques années devient un véritable phénomène de société. Tout change, de notre alimentation à notre choix de vie. Une approche différente envers le monde animal, sans doute plus respectueuse, qui induit une remise en question du système. Vivre mieux, en meilleure santé, plus longtemps, tout en respectant l’environnement. L’idée de la journée mondiale de la terre initiée par Gaylord Nelson est promise à un bel avenir. Car plus nous avançons dans le temps, plus il est vital pour l’humanité de respecter son environnement.

• à l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, la boutique minipop propose un code de réduction* de 10% sur toute la boutique ! Avec le code TERRA17 bénéficiez d’une remise exclusive de 10% sur toute la gamme de sacs à vrac, sacs de courses, sacs vegans, essuie-tout et lingettes, mouchoirs …

(*offre valable pendant 3 jours seulement les 20, 21 et 22 avril 2017)

Perdre du poids. Allons-nous tous devenir végétarien ?

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Deux semaines. Deux petites semaines encore et c’est le printemps. Et puis une paire de mois après, voilà l’été ! Ah ! L’été. Le soleil, le farniente, le sable chaud, les longues promenades sur la plage et d’ici là, l’angoisse existentielle qui vous étreint, chaque année. Celle qui fait le bonheur de la presse féminine. Perdre du poids, évacuer les quelques kilos superflus d’ici là. Voilà pour le scénario le plus optimiste. L’autre aspect, dans l’optique de perdre du poids, peut être nettement moins joyeux. On peut simplement vous annoncer, sans rire, que pour vous, perdre du poids est la seule solution pour conserver une santé digne de ce nom. Quand votre médecin vous confirme que diabète et cholestérol sont en corrélation directe avec la taille de la ceinture abdominale. Perdre du poids devient alors une nécessité vitale. Et on commence à regarder du côté de son assiette et de ce qu’il y a dedans.

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Perdre du poids avant l’été ? Facile !

• Végétarien et équilibre alimentaire

Ici, à Acheter Bio, on a toujours aimé explorer les expériences culinaires. Ces jours passés, on s’est essayé à tester des alternatives végétariennes. Sans viande donc. Parce que, qu’on le veuille ou non, les matières carnées ne sont pas un exemple de vertu et sont définitivement peu recommandables pour combattre le cholestérol. Est-ce à dire qu’une alimentation végétarienne, excluant de facto toute viande, est meilleure pour la santé. Nous avons posé la question à notre toubib qui a répondu sans ambages. Oui, devenir végétarien peut contribuer à un meilleur équilibre alimentaire. L’absence de viande c’est aussi l’absence de gras, donc induit une perte de poids. Il faut simplement veiller à ne pas casser l’apport en protéines. Bon d’accord. C’est bon pour le corps. Mais la tête, est-ce qu’elle suit ? Est-ce qu’on peut manger végétarien et avoir du plaisir ? C’est ce que nous avons testé ces jours passés.

• Sans viande, est-ce que c’est aussi bon ? Oui.

Nous avions déjà savouré un chili sin carne dans le restaurant brestois et végétarien Les Maraîchers. On a donc essayé d’en faire autant. Un chili, avec tous les ingrédients qui le constituent (bio évidemment) où la viande est remplacée par un haché végétal à base de soja, riche en protéines. Le tout accompagné par un délicieux riz jasmin bio. Le résultat est stupéfiant ! C’est aussi bon, aussi goûteux, aussi savoureux qu’un chili avec de la viande ! Quelques jours plus tard, nous avons utilisé cette recette pour faire des lasagnes sans viande et sans béchamel. Idem. Savoureux. Et vous savez quoi ? L’aiguille sur la balance a commencé sa migration vers le bas.

• Premier objectif ? Vous sentir mieux.

Alors ? Devenir végétarien peut-il contribuer à perdre du poids ? Oui et non. Si vous accompagnez votre passage au végétarien d’une surveillance un peu plus rigoureuse de votre équilibre alimentaire, oui, vous allez perdre du poids. Et donc vous sentir mieux dans votre corps, avec quelques kilos en moins. Charge à vous d’éviter de grignoter entre les repas, de boire de l’eau (un litre et demi par jour), d’avoir une activité physique. Si vous commencez aujourd’hui, vous pouvez envisager de perdre du poids quelques kilos superflus d’ici l’été. Perdre du poids et surtout vous sentir bien. Vous sentir mieux. On parie ?

• illustration : un chili sin carne savoureux, bio et sans viande (crédit photo Minipop)

Alternative au cuir animal. Des solutions durables et véganes.

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Devenir végétarien. Pourquoi pas ? Il y a quelques temps, nous vous parlions ici-même du ras le bol de plus en plus de consommateurs par rapport à la consommation de viande animale. Ça m’a rappelé une anecdote qui m’avait fait sourire à l’époque. Il y a une dizaine d’années, j’avais un ami qui était très engagé dans cette cause, il était végétalien. Il ne supportait pas l’idée d’associer sa vie au sacrifice d’un animal et il passait pour un gentil allumé, que nous, ses amis, regardions avec une tendresse mâtinée de compassion. C’était sa ligne de conduite, il l’appliquait à sa vie, c’était respectable. Mais l’animal fait partie de notre vie, de notre tête à nos pieds. Les chaussures en cuir étaient bannies, car elles étaient vecteurs de la souffrance animale. Ce qui pose question, aujourd’hui. Quelle alternative au cuir ? Est-il envisageable de remplacer le cuir par un autre matériau ? Ici, à Acheter Bio, on ne recule devant rien pour vous informer ! Nous sommes donc allés frapper à quelques portes et ce que nous avons découvert est réellement surprenant…

alternative au cuir le pinatex issu de feuilles d'ananas

Alternative au cuir. C’est possible.

• Le liège et son pouvoir de séduction naturel

Proximité géographique, nous sommes passés voir Hélène dans son atelier minipop basé à Brest. En ce moment, le petit atelier de créations estampillées made in Brest tourne à plein régime avec le succès des sacs à vrac et autres sacs de courses en coton bio ou en lin. Nous avons demandé à Hélène de nous parler si une alternative au cuir est possible. « Oui, bien sûr ! Il existe de plus en plus de matières premières qui permettent une véritable alternative au cuir. » nous a confirmé notre artisane. Sur son établi, des rouleaux de liège. Du liège ? « C’est un matériau 100% naturel qui se travaille comme le cuir. C’est naturellement beau, élégant, solide. Le liège se décline en différents coloris, en teintes. Je viens d’en recevoir, j’ai quelques idées en tête ! » Hélène nous confirme que le boum des matériaux végans est une réalité. « C’est le cas du cuir d’ananas par exemple. C’est un éco-cuir, qui se travaille comme le cuir traditionnel, mais présente d’innombrables avantages. Végan, bien sûr, mais aussi durable, éthique, écologique… »

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Une alternative au cuir, le liège (ici à l’atelier minipop de Brest)

• Le Piñatex, cuir d’ananas

Du cuir d’ananas ? On pourrait presque croire à une blague, mais c’est très sérieux. Il porte même un nom, c’est le Piñatex. Un matériau produit à partir des feuilles d’ananas et non du fruit. Nouveau ? Pas vraiment ! Aux Philippines, certaines tenues traditionnelles sont fabriquées à partir de fibres des feuilles d’ananas. Évidemment, l’idée c’est de récupérer un matériau qui part ordinairement à la poubelle, c’est donc une bonne opération, économique et environnementale. Un matériau de récupération, de recyclage naturel en quelque sorte, qui permet d’ouvrir une voie à une véritable alternative au cuir, voilà qui ne manque pas d’intérêt ! Et le résultat, les produits finis ? Wouah ! C’est bluffant. La gamme de maroquinerie produite par Piñatex est d’une qualité dont le rendu est proche du cuir ! La gamme se décline aussi en chaussures, vêtements, bref tout ce qui se fait habituellement en cuir. Épatant. Et végan ! D’ailleurs le slogan du site Ananas Anam, qui commercialise le Piñatex est : « Des nouveaux matériaux pour un nouveau monde ». Le sacrifice animal n’est donc plus une obligation vitale.

• visuel : une gamme de maroquinerie produite avec le Piñatex

encore plus d’infos avec un excellent article publié sur le site du Huffington Post

 

Manger de la viande, j’en ai ras la couenne !

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Pardon. D’avance pardon, pour ce titre volontairement provocateur, mais là, il me semble que j’ai atteint le point limite zéro. Manger de la viande, en soi, n’est pas un acte d’une gravité extrême. J’ai toujours mangé de la viande, depuis que je suis tout petit, comme nombre d’entre nous. D’ailleurs, manger de la viande, c’était bon pour ma santé, c’était plein de bonnes choses. À la maison, ma mère nous a régalé pendant toute notre enfance de côtes de porc, de foie de veau et autres côtes de boeuf bien saignantes. Mais très rarement de cheval.

Ma mère ne fréquentait guère la boucherie chevaline, parce que je crois qu’elle était, au fond d’elle-même, choquée par le fait qu’on puisse se nourrir d’un animal aussi noble, le cheval. Choqué, je l’ai été, ces derniers jours. Par le scandale dévoilé par l’association L214. Choqué, outré, dégoutté. En visionnant les photos (j’ai refusé de regarder la vidéo) de l’abattage de vaches gestantes, j’ai simplement murmuré les mots de Francis Cabrel, quand il parlait de la corrida. Est-ce que ce monde est sérieux ?

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Manger de la viande ? Ou pas.

• Manger de la viande. Sérieusement ?

Non. Ce monde ne peut pas être sérieux, en acceptant ce genre d’ignominies. La négation de la vie, du respect que nous devons aux animaux. Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour refuser cet état de fait ? Je me suis posé la question. Mais d’abord, j’ai été choqué d’apprendre que l’abattage des vaches gestantes est, vous apprécierez les guillemets, « toléré » en France. Plus infectes encore sont les motivations économiques qui peuvent inciter un éleveur à envoyer une vache gestante à l’abattoir, son poids. La présence d’un foetus augmente le poids de la bête et de facto son prix. Est-ce que ce monde est sérieux ? Les images, délivrées par l’association L214, ont été tournées par le salarié d’un abattoir qui a témoigné à visage découvert. On ne se fait guère d’illusions quant à son avenir professionnel dans la filière de l’abattage. Mais désormais, grâce à lui, nous savons. Je sais.

• Abattoirs. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

Je ne pourrai pas dire que je ne savais pas. À mon niveau d’individu donc, je ne peux rien faire ou presque. Je ne peux pas faire fermer cet abattoir. Je ne peux pas changer la loi ou la réglementation qui autorise à abattre une vache qui attend un petit. Non, je ne peux rien de tout ça. Je peux juste me lever et déclarer que désormais, tout ce système, ça sera sans moi. Manger de la viande dans ces conditions ? Ça ne me semble pas raisonnable. Je refuse d’être complice d’un système dénué de toute humanité. Je repense à ma mère, qui refusait de manger de la viande de cheval et aujourd’hui je marche dans ses pas, en intégrant aussi la viande de bœuf et à terme tout type de viande. Car le sort des porcs, des poulets en batterie est aussi peu enviable.

• L’animal est vivant.

En conclusion, comment ne pas repenser à Gandhi, qui disait « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Les images dévoilées par L214 sont révélatrices d’un état d’esprit délétère, d’un définitif je m’en foutisme de l’humain vis à vis de la cause animal. L’animal est vivant, il est capable de souffrance, d’agonie autant que de joie et de bien-être. Si on n’est pas foutus, nous humains, de comprendre un concept aussi basique, c’est à désespérer. En attendant, moi, je refuse de cautionner ce système calamiteux. La viande, cette viande-là, ne passera plus jamais par mon assiette. Il y a des alternatives possibles. Devenir végétarien, franchir le pas, se dire qu’on n’est plus complice de ce sytème honteux, c’est déjà ça.

voir le site de l’association de protection animale L214